Coût de la prise en charge du changement climatique: 1% du PIB mondial pour agir, 5 à 20% en ne faisant "rien" ...
La polémique académique fait rage. Certains auteurs accusent N.Stern d’avoir manipulé les méthodes de calcul pour donner une légitimité scientifique à ses propres préjugés politiques. D’autres (dont quatre prix Nobel) saluent au contraire l’imposant travail de l’équipe Stern qui renouvèle, avec toute la virtuosité technique requise, la perception économique du changement climatique.
Pourtant, les résultats du rapport jettent un véritable pavé dans la marre. A contre-courant de la position attentiste, justifiée par les gardiens de l’orthodoxie néoclassique, N.Stern conclut à la nécessité d’une action volontariste pour contrer les effets potentiellement catastrophiques du changement climatique. Les coûts d’une telle action ne seraient pas si excessifs (1% du PIB) tandis que la poursuite du laisser-faire exposerait la société à des dommages considérables (entre 5 et 20% du PIB). La rationalité économique exigerait donc, au nom de la préservation de la croissance économique de long terme, de réviser les préconisations politiques qui ont prévalu au cours des trois dernières décennies et de fournir un effort, dès aujourd’hui, pour réduire les émissions de gaz effet de serre induites par notre système productif.
http://www.nonfiction.fr/article-259-le_rapport_stern_un_an_apres.htm
Stern Review final report (en) chapter by chapter
Nicholas Stern: http://www.wikio.fr/societe/environnement/nicholas_stern