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La transition vers une écoomie verte pourrait générer jusqu'à 60 million d'emplois

Le modèle de développement actuel n’est pas viable, pas seulement pour l’environnement, mais aussi d’un point de vue économique, social et d’emploi…
Le modèle de développement du passé est très exigeant en ressources et s’accompagne de coûts grandissants, d’une perte de productivité et d’une activité économique perturbée. Les estimations basées sur le modèle de Global Economic Linkages (GEL) – interdépendance économique mondiale – du BIT montrent que, si le scénario reste inchangé, les niveaux de productivité en 2030 seront de 2,4 pour cent inférieurs à ceux d’aujourd’hui et de 7,2 pour cent inférieurs d’ici à 2050. Ces estimations sont conformes aux conclusions de plusieurs études évaluant les dommages économiques liés à la dégradation de l’environnement et à la perte des services écosystémiques de base (voir chapitre 1).
Le modèle de développement actuel est également inefficace en ce qui concerne l’emploi productif et le travail décent. Il n’a pas permis de créer suffisamment d’emplois décents et a engendré une instabilité systémique croissante liée au secteur financier dont le coût pour les entreprises et les travailleurs dans l’économie réelle est particulièrement élevé.
Au-delà des coûts consécutifs à la destruction d’emplois et à la perte de revenus résultant de la surexploitation des ressources naturelles, on recense aussi d’importants coûts sociaux associés à la dégradation de l’environnement. Si le même scénario continue de prévaloir, ces modes de production et de consommation qui gaspillent les ressources, ainsi que la dégradation continue des sols, la déforestation, la surpêche et le changement climatique, se traduiront par des pénuries d’eau de plus en plus fréquentes et par la flambée des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et d’autres matières premières. Des problèmes comme la pauvreté et les inégalités, la malnutrition et l’insécurité alimentaire, s’en trouveront exacerbés. Cela vient du fait que les ménages à bas revenus consacrent une part significative voire écrasante de leur revenu à leurs dépenses alimentaires et énergétiques. Ces tendances vont infliger des coûts sociaux et économiques massifs.

Pour plus d'infos voir le résumé ci-dessous ou le rapport complet (en anglais)

Source: http://www.ilo.org

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